29.07.2026
Travailler par temps humide, froid et changeant : quels EPI faut-il porter ?
29.07.2026
Pluie le matin, vent soutenu à midi et températures nettement plus basses en fin de journée: les personnes qui travaillent à l’extérieur doivent souvent s’adapter en quelques heures à des conditions très différentes. Sur les chantiers, dans les centres d’entretien, les services de voirie, la logistique ou l’agriculture, les changements de météo font partie du quotidien professionnel.
Il ne s’agit pas uniquement d’une sensation de froid désagréable. Les vêtements humides accélèrent le refroidissement du corps. Les mains froides compliquent la manipulation sûre des outils. La pluie, la neige et la boue rendent les chemins, les échelles et les surfaces de travail glissants. Parallèlement, le brouillard, les précipitations ou l’obscurité précoce augmentent le risque d’être repéré trop tard par les conducteurs de véhicules ou d’engins.
L’équipement de protection individuelle approprié constitue donc un élément important du dispositif de protection de l’entreprise. Il ne doit cependant jamais être considéré isolément. Une protection efficace repose sur l’association d’une évaluation soigneuse des dangers, de mesures techniques et organisationnelles adaptées ainsi que d’EPI contre les intempéries correspondant à l’activité concernée.
Ce guide présente les EPI qui peuvent être nécessaires en cas d’humidité et de froid, les normes utiles pour leur sélection ainsi que les points auxquels les entreprises suisses doivent être attentives lors de leur utilisation, de leur entretien et de leur organisation.
Lors de travaux effectués dans des conditions humides, froides ou changeantes, des vêtements de protection contre les intempéries et le froid, des vêtements haute visibilité, des chaussures de sécurité, des gants de protection ainsi qu’une protection de la tête, des yeux et contre les UV peuvent être nécessaires.
L’équipement effectivement nécessaire dépend notamment:
Il n’existe pas d’EPI universel contre les intempéries qui convienne de la même manière à toutes les activités et à tous les postes de travail.
Pluie et humidité
Solution de protection typique: veste et pantalon de protection contre les intempéries. La norme SN EN 343 fournit une orientation.
Environnement de travail frais
Solution de protection typique: vêtements légers de protection contre le froid ou système multicouche adapté. La norme SN EN 14058 est notamment pertinente.
Environnement de travail froid à partir d’environ –5 °C
Solution de protection typique: vêtements de protection contre le froid ou système vestimentaire testé. La norme SN EN 342 fournit une orientation.
Mauvaise visibilité
Solution de protection typique: vêtements haute visibilité conformes à la norme SN EN ISO 20471.
Mains froides
Solution de protection typique: gants adaptés contre le froid. La norme SN EN 511 fournit une orientation importante.
Sols froids ou humides
Solution de protection typique: chaussures ou bottes de sécurité avec un profil de semelle adapté et, si nécessaire, une isolation contre le froid. La norme SN EN ISO 20345 et ses marquages additionnels sont pertinents.
Soleil et rayonnement UV
Solution de protection typique: vêtements couvrant le corps ainsi qu’une protection adaptée de la tête, des yeux et de la peau.
Les normes aident les entreprises à classer les produits et leurs propriétés testées. Elles ne remplacent toutefois jamais l’évaluation des dangers au poste de travail concret.
Les conditions météorologiques ne sollicitent pas seulement le corps. Elles peuvent également renforcer des risques d’accident déjà présents.
Un gant trempé réduit l’adhérence sur un outil. Une veste trop épaisse peut restreindre la liberté de mouvement. Une capuche mal coupée peut réduire le champ de vision ou compromettre le bon positionnement du casque de protection. La neige, la glace et la boue modifient la nature du sol et, par conséquent, les exigences relatives à la protection des pieds.
De bons EPI contre les intempéries doivent remplir plusieurs fonctions simultanément: protéger de manière fiable, préserver la liberté de mouvement et être adaptés à la situation de travail réelle.
Lorsque les températures sont basses, le corps cède continuellement de la chaleur à son environnement. Le vent renforce ce phénomène. La sensation de froid ne dépend donc pas uniquement de la température mesurée. Le vent, l’humidité, les vêtements, la durée d’exposition et l’activité physique jouent également un rôle important.
Les conséquences possibles d’une exposition au froid sont:
Les activités alternant efforts intenses et périodes d’attente prolongées sont particulièrement exigeantes. Une personne qui transpire beaucoup pendant un travail physiquement éprouvant puis reste immobile dans le vent peut se refroidir rapidement, malgré des vêtements chauds.
Le SECO considère le travail au froid comme une contrainte physique et met à la disposition des entreprises suisses des informations spécifiques sur le travail au froid.
L’humidité ne provient pas uniquement de la pluie, de la neige ou des projections d’eau. Elle peut également se former à l’intérieur des vêtements lorsque la transpiration s’y accumule.
Les vêtements humides isolent moins bien. Si les mains ou les pieds restent mouillés pendant une période prolongée, des problèmes cutanés peuvent également apparaître.
L’humidité augmente notamment le risque d’accident en raison:
Par temps changeant, il est particulièrement difficile de choisir les vêtements appropriés. Une veste isolante peut être nécessaire le matin, mais devenir rapidement trop chaude pendant un travail physiquement intense. Lors de la pause qui suit, les vêtements imprégnés de transpiration refroidissent à nouveau rapidement.
La solution la plus judicieuse n’est donc pas de porter les vêtements les plus épais possible, mais d’utiliser un système multicouche flexible. Les différentes couches peuvent être ajoutées ou retirées selon la température et l’intensité du travail.
Le brouillard, la pluie, les chutes de neige, le crépuscule et l’éclairage artificiel des chantiers compliquent la détection précoce des personnes par les conducteurs de véhicules et d’engins.
Les matériaux fluorescents augmentent la visibilité de jour. Les surfaces rétroréfléchissantes renvoient la lumière incidente et améliorent la visibilité dans l’obscurité ou à la lumière des phares.
Lors de travaux dans les zones de circulation, une bonne visibilité ne relève pas du confort, mais constitue une fonction de protection essentielle. La Suva présente les principales exigences relatives aux vêtements de signalisation et de protection contre les intempéries pour les travaux à l’extérieur.
Les EPI contre les intempéries ne sont pas uniquement pertinents en automne et en hiver. Même lorsque l’air est frais, l’exposition aux UV peut être élevée, notamment en altitude ou en présence de neige réfléchissante.
Lorsque les températures sont plus élevées, des exigences supplémentaires apparaissent:
Les contraintes liées à la chaleur et au rayonnement solaire direct doivent également être évaluées suffisamment tôt et intégrées dans l’organisation de l’entreprise.
Vous trouverez davantage d’informations dans l’article de Safety-Pro Protection solaire sur les chantiers: comment les professionnels du bâtiment se protègent contre les rayons UV et la chaleur.
Les dangers liés aux conditions météorologiques apparaissent dans de nombreux secteurs. Les exigences concrètes diffèrent toutefois considérablement.
Sur les chantiers, plusieurs contraintes se cumulent souvent:
Selon l’activité, des vêtements robustes contre la pluie et le froid, une protection adaptée des pieds et des mains ainsi que des vêtements haute visibilité sont nécessaires. Pour les travaux en hauteur, il faut également vérifier la compatibilité des vêtements avec l’équipement de protection contre les chutes.
Les couvreurs, charpentiers, façadiers et équipes de montage travaillent souvent dans des zones exposées. Le vent peut y être nettement plus fort qu’au niveau du sol.
Outre la protection contre les intempéries, les aspects suivants sont particulièrement importants:
Les capuches lâches, les vêtements très amples ou les longs cordons peuvent se prendre dans des éléments de construction ou des équipements de travail.
L’exposition au froid ne concerne pas uniquement les travaux en extérieur. Dans les entrepôts frigorifiques, les zones de surgélation et les quais de chargement ouverts, les basses températures, les courants d’air et le froid par contact peuvent être permanents.
Les exigences typiques sont:
Lors de passages réguliers entre des zones froides et plus chaudes, les vêtements doivent être coordonnés de manière à éviter aussi bien le refroidissement que la transpiration excessive.
Les collaborateurs du service hivernal, de la gestion des déchets ou de l’entretien des routes travaillent souvent dans l’obscurité, sous les précipitations et à proximité immédiate de la circulation.
Les fonctions de protection suivantes doivent notamment être compatibles entre elles:
Dans ces secteurs, la météo, la nature du sol et la charge physique peuvent changer rapidement.
Selon l’activité, d’autres fonctions de protection peuvent être nécessaires en complément de la protection contre les intempéries:
La sélection ne devrait pas commencer par la question: «Quelle veste d’hiver allons-nous acheter?» Il faut d’abord déterminer quels dangers sont réellement présents lors de l’activité concernée.
En Suisse, les obligations fondamentales des employeurs découlent notamment du Code des obligations, de la loi fédérale sur l’assurance-accidents et de la loi sur le travail. Les entreprises sont responsables de la sécurité et de la santé de leur personnel et doivent déterminer systématiquement les dangers présents.
La CFST fournit des informations complémentaires sous Bases légales pour les employeurs.
Les équipements de protection individuelle ne constituent en principe pas la première mesure. Les possibilités de protection devraient être examinées dans l’ordre suivant:
Substitution: l’activité contraignante peut-elle être évitée ou remplacée par un procédé présentant moins de risques?
Mesures techniques: est-il possible d’installer une couverture, une protection contre le vent, une cabine chauffée, un revêtement antidérapant ou des aides mécaniques?
Mesures organisationnelles: les horaires, la durée d’exposition, les pauses ou la répartition des tâches peuvent-ils être adaptés?
Mesures de protection individuelle: quels EPI supplémentaires sont nécessaires?
Les EPI restent nécessaires lorsque les dangers ne peuvent pas être entièrement supprimés ou suffisamment réduits par des mesures techniques et organisationnelles.
Selon l’entreprise, l’activité et les conditions météorologiques, les mesures suivantes peuvent être utiles:
En Suisse, il n’existe pas de température extérieure générale à partir de laquelle tous les travaux doivent automatiquement être interrompus. La contrainte réelle au poste de travail est toujours déterminante.
Pour les travaux effectués dans l’humidité, le froid et des conditions météorologiques changeantes, le principe multicouche a fait ses preuves. Les différentes couches remplissent des fonctions distinctes et peuvent être adaptées à la météo et à l’intensité du travail.
La couche de base se porte directement sur la peau. Elle doit absorber la transpiration et la transférer le plus rapidement possible vers l’extérieur.
Selon l’utilisation, les matériaux suivants peuvent convenir:
Le critère déterminant n’est pas l’épaisseur, mais une gestion efficace de l’humidité.
Le coton pur est souvent défavorable lors de travaux provoquant une forte transpiration, car il absorbe beaucoup d’humidité et sèche lentement.
La couche intermédiaire assure l’isolation. Les matériaux qui emprisonnent beaucoup d’air immobile retiennent particulièrement bien la chaleur corporelle.
Les matières et produits typiques sont:
L’épaisseur appropriée dépend de la température, du vent, de l’activité et de la durée d’exposition. Une personne effectuant un travail physique intense a généralement besoin de moins d’isolation qu’une personne restant longtemps immobile ou assumant des tâches de surveillance.
La couche extérieure protège contre les intempéries. Selon l’utilisation, elle devrait:
Un bon équilibre entre protection contre les intempéries et respirabilité est essentiel.
Une veste entièrement étanche n’est pas automatiquement la meilleure solution lors d’un travail physiquement intense. Si la vapeur d’eau ne peut pas s’échapper, l’humidité s’accumule à l’intérieur et les vêtements deviennent mouillés malgré la protection contre la pluie.
Quelques règles simples facilitent son utilisation au quotidien:
Les entreprises trouvent des sous-vêtements fonctionnels, des couches intermédiaires ainsi que des vêtements de protection contre la pluie et le froid chez Safety-Pro, dans la catégorie Vêtements de travail et protection. Pour une sélection saisonnière, la catégorie Équipement de protection individuelle pour l’hiver est également adaptée.
Toute veste de travail n’est pas automatiquement un EPI.
Les vêtements de travail ou professionnels protègent par exemple les vêtements privés, facilitent le travail grâce à des matériaux robustes et des poches ou permettent une apparence uniforme.
Les vêtements de protection utilisés comme équipement de protection individuelle remplissent en revanche une fonction de protection clairement définie. Ils sont testés, marqués et accompagnés d’informations du fabricant.
Un vêtement peut être simultanément un vêtement de travail et un EPI. Les appellations telles que «Outdoor», «Winter» ou «Professional» ne sont toutefois pas déterminantes. Ce sont les propriétés démontrées qui comptent.
Avant la sélection, il convient de répondre aux questions suivantes:
Il faut d’abord définir les dangers contre lesquels l’équipement doit protéger. Il peut notamment s’agir:
Une veste de pluie destinée à de brefs contrôles doit répondre à d’autres exigences qu’un vêtement de protection porté toute une journée sur un chantier routier.
Un travail physique intense produit davantage de chaleur corporelle et de transpiration qu’une activité calme. Même des collaborateurs travaillant au même endroit peuvent donc avoir besoin de vêtements différents.
Les critères suivants doivent notamment être pris en compte:
Les vêtements de protection doivent offrir une liberté de mouvement suffisante, même lorsqu’ils sont portés sur plusieurs couches. Des vêtements trop amples peuvent toutefois s’accrocher ou compliquer l’utilisation de machines.
Lors de l’essayage, il convient de tester des mouvements typiques du quotidien professionnel:
Les vêtements ne doivent pas remonter fortement, réduire le champ de vision ou modifier le positionnement d’autres EPI.
Les EPI contre les intempéries sont rarement portés seuls. Ils doivent souvent fonctionner avec d’autres équipements de protection, par exemple:
Dans la pratique, il faut notamment vérifier:
Les différents composants des EPI ne doivent pas compromettre mutuellement leur efficacité protectrice.
Des EPI inconfortables sont souvent portés de manière irrégulière ou incorrecte.
Les caractéristiques importantes sont:
Même des vêtements de protection conformes aux normes ne remplissent leur fonction que s’ils sont correctement ajustés et acceptés au quotidien. Le personnel devrait donc être associé suffisamment tôt à leur sélection.
La norme SN EN 343 concerne les vêtements de protection contre la pluie. Elle évalue notamment:
L’imperméabilité indique dans quelle mesure le matériau et les coutures résistent à la pénétration de l’eau. La perméabilité à la vapeur d’eau décrit de manière simplifiée la capacité du vêtement à évacuer vers l’extérieur l’humidité produite par la transpiration.
Dans la pratique:
Les entreprises doivent donc toujours contrôler le marquage complet et les informations du fabricant du produit concerné.
La norme SN EN 342 concerne les systèmes vestimentaires et les vêtements destinés à protéger dans des environnements froids à des températures d’environ –5 °C ou inférieures.
Les propriétés importantes comprennent notamment:
La norme se rapporte aux vêtements ou aux systèmes vestimentaires complets. La protection des mains, des pieds et de la tête n’est pas automatiquement incluse et doit être évaluée séparément.
La norme SN EN 14058 concerne les vêtements destinés à protéger dans des environnements frais à des températures supérieures à –5 °C. Elle peut notamment être pertinente lors de travaux dans des halles fraîches, sur des quais de chargement ou par temps modérément froid.
Les indications de température ne constituent toutefois pas une autorisation automatique d’utilisation. La protection suffisante d’un produit dépend également:
Une norme confirme certaines propriétés testées. L’entreprise doit déterminer, sur la base de l’évaluation des dangers, si ces propriétés sont suffisantes pour le poste de travail concret.
La norme SN EN ISO 20471 définit les exigences applicables aux vêtements haute visibilité. Elle concerne notamment:
La norme distingue trois classes de vêtements. Plus la classe est élevée, plus les surfaces minimales prescrites de matériaux fluorescents et réfléchissants sont généralement importantes. La classe nécessaire dépend du risque réel et de la situation de circulation.
Dans le quotidien professionnel, les points suivants sont particulièrement importants:
Pour les activités effectuées dans l’espace routier public, les vêtements haute visibilité nécessaires doivent être définis en fonction de la situation de travail concrète.
Les entreprises trouvent des gilets, vestes, pantalons et solutions combinées contre les intempéries chez Safety-Pro, dans la catégorie Vêtements haute visibilité.
Par mauvais temps, la protection des pieds doit souvent remplir plusieurs fonctions simultanément. Outre la protection contre les risques mécaniques, les propriétés suivantes peuvent être importantes:
Pour les sols froids, le marquage additionnel CI peut être pertinent. Il indique une isolation contre le froid testée au niveau de la semelle.
Ce marquage ne suffit toutefois pas à lui seul. La chaussure doit également être adaptée à la nature du sol, au danger mécanique et à la durée de l’exposition.
Les erreurs fréquentes sont:
Les chaussettes en laine ou en matières fonctionnelles adaptées peuvent conserver la chaleur et réguler l’humidité. Il est important que la chaussure reste correctement ajustée et que les orteils disposent de suffisamment d’espace.
Safety-Pro propose différents modèles dans la catégorie Protection des pieds et chaussures de sécurité.
Le froid réduit la force, la mobilité et la sensibilité des mains. Les gants de protection contre le froid ne doivent toutefois pas être si épais qu’ils empêchent une utilisation sûre des outils ou des commandes.
Lors de la sélection, il faut au minimum tenir compte des aspects suivants:
La norme SN EN 511 fournit une orientation importante pour les gants de protection contre le froid. Selon leur conception, elle évalue la protection contre:
Pour les travaux mécaniques, des exigences supplémentaires selon la norme SN EN 388 peuvent être pertinentes.
Un gant peut présenter de bonnes propriétés de protection contre le froid tout en restant inadapté à une activité particulière. Tous les dangers doivent donc toujours être pris en compte conjointement.
Dans la pratique, il est utile de prévoir:
Les solutions adaptées aux différentes activités et aux différents dangers sont regroupées dans la catégorie Safety-Pro Gants de protection.
Les bonnets pour casque, cagoules d’hiver et passe-montagnes ne doivent être utilisés que s’ils sont compatibles avec le casque de protection concerné.
Une protection de la tête inadaptée ou trop épaisse peut:
Dans la mesure du possible, il convient d’utiliser des accessoires prévus pour le modèle de casque concerné ou autorisés par le fabricant.
Safety-Pro propose une sélection de casques adaptés dans la catégorie Casques industriels et de chantier selon EN 397.
Par temps froid, les différences de température et la forte humidité peuvent provoquer la formation de buée sur les lunettes de protection. Dans la pratique, cela conduit parfois les utilisateurs à les relever ou à les retirer complètement.
Les critères de sélection importants sont:
En présence de neige et de fortes réflexions, un filtre approprié peut être nécessaire. Des verres trop foncés peuvent toutefois représenter un risque supplémentaire au crépuscule ou lors du passage à l’intérieur.
Même les journées nuageuses ou fraîches peuvent s’accompagner d’une exposition importante aux UV. Les personnes travaillant régulièrement plusieurs heures à l’extérieur sont particulièrement concernées.
Les mesures de protection possibles sont:
La norme SN EN 13758-2 peut notamment être pertinente pour les textiles de protection UV portant le marquage correspondant. L’UV Standard 801 constitue un système supplémentaire de test et de marquage, mais pas une prescription légale suisse générale pour les EPI.
Outre les normes et les classes de performance, la conception concrète d’un vêtement détermine également son efficacité dans le quotidien professionnel.
Selon l’utilisation, les caractéristiques suivantes peuvent être utiles:
Tous les détails ne conviennent pas à toutes les activités. L’équipement doit être adapté au déroulement du travail et aux éventuels dangers supplémentaires.
Une équipe de construction routière travaille plusieurs heures sous une pluie persistante, par léger gel et avec du vent. Elle est parallèlement exposée à un risque important lié à la circulation.
Un dispositif de protection possible comprend:
Tous les collaborateurs n’ont pas nécessairement besoin du même niveau d’isolation. Une personne effectuant un travail physique intense produit davantage de chaleur qu’une personne surveillant la circulation pendant une période prolongée.
Une équipe d’un centre d’entretien déneige les routes tôt le matin. Les collaborateurs montent et descendent fréquemment des véhicules et travaillent à proximité immédiate de la circulation.
Les éléments particulièrement importants sont:
Les vestes trop longues ou trop rigides peuvent gêner l’accès aux véhicules. Les gilets haute visibilité portés sur des vêtements d’hiver épais peuvent être trop petits, remonter ou ne pas se fermer correctement. L’ensemble de l’équipement hivernal doit donc être testé conjointement.
Des collaborateurs transportent des marchandises d’une chambre froide vers un quai de chargement partiellement ouvert. Ils sont exposés au froid, aux courants d’air, aux sols humides et à des charges physiques variables.
Un dispositif possible comprend:
Les vêtements doivent être coordonnés de manière à éviter que les collaborateurs surchauffent pendant la manutention puis se refroidissent dans des vêtements humides.
Une même température peut avoir des effets très différents selon le vent, la pluie ou le niveau d’activité physique.
Des vêtements trop chauds entraînent une forte transpiration. Le risque de refroidissement augmente ensuite.
Même une couche extérieure imperméable peut devenir humide à l’intérieur si la vapeur d’eau ne peut pas être suffisamment évacuée.
Un gilet haute visibilité trop petit porté sur des vêtements d’hiver épais est mal ajusté, ne se ferme pas correctement ou limite la liberté de mouvement.
Une capuche, un bonnet d’hiver ou une veste épaisse peuvent compromettre le fonctionnement du casque, de la protection auditive, des lunettes de protection ou du harnais antichute.
Même des vêtements de protection contre les intempéries de haute qualité peuvent devenir humides. Sans vêtements de rechange et sans organisation efficace du séchage, l’exposition persiste.
Une norme décrit des propriétés testées. Elle ne confirme toutefois pas automatiquement qu’un produit convient à toutes les activités, températures ou durées de port.
Les meilleurs EPI contre les intempéries ne remplissent leur fonction que s’ils sont portés de manière systématique dans le quotidien professionnel. Le personnel devrait donc être associé suffisamment tôt à la sélection et aux essais.
Une procédure pratique:
Recenser les activités et les dangers.
Définir des critères obligatoires.
Sélectionner des produits appropriés sur la base des normes et des informations du fabricant.
Tester plusieurs tailles et modèles dans le quotidien professionnel.
Recueillir les retours de manière structurée.
Vérifier la combinaison avec les EPI déjà utilisés.
Organiser le nettoyage, le stockage et le remplacement.
Instruire le personnel.
Évaluer les expériences après la première saison.
Les vêtements de protection contre les intempéries et les vêtements haute visibilité doivent être entretenus conformément aux indications du fabricant. Des produits de lavage inadaptés, des températures de lavage incorrectes ou un séchage non autorisé peuvent compromettre les matériaux et les fonctions de protection.
Les éléments suivants doivent être contrôlés régulièrement:
Les responsabilités doivent être clairement définies dans l’entreprise:
Cette norme évalue notamment l’imperméabilité et le passage de la vapeur d’eau des vêtements de protection contre les intempéries.
Elle concerne les vêtements et systèmes vestimentaires destinés aux conditions froides à des températures d’environ –5 °C ou inférieures.
Elle s’applique aux vêtements de protection utilisés dans des environnements frais à des températures supérieures à environ –5 °C.
Cette norme définit les exigences relatives aux couleurs de signalisation, aux matériaux réfléchissants, aux surfaces minimales et aux classes de vêtements.
Elle évalue la protection contre le froid convectif, le froid par contact et, selon la conception, la pénétration de l’eau.
Cette norme définit les exigences fondamentales applicables aux chaussures de sécurité. Les marquages additionnels renseignent sur d’autres propriétés testées, telles que l’isolation contre le froid.
Cette norme concerne le marquage et l’efficacité protectrice des vêtements de protection UV testés en conséquence.
Les réglementations allemandes telles que la règle DGUV 112-189 ou la norme DIN 33403 peuvent fournir des informations techniques complémentaires. Elles ne constituent toutefois pas des bases légales suisses et doivent être présentées comme telles.
Les employeurs doivent définir des mesures de protection adaptées et mettre à disposition les EPI nécessaires. L’achat et la remise du matériel ne suffisent toutefois pas.
Un dispositif de protection complet dans l’entreprise comprend:
Le personnel est pour sa part tenu d’utiliser l’équipement mis à disposition conformément aux instructions reçues.
L’article Safety-Pro Bien choisir les EPI: critères de la Suva, normes EN et erreurs courantes fournit des informations complémentaires sur une sélection systématique.
Selon l’activité, il faut notamment des vêtements de protection contre les intempéries, des chaussures de sécurité adaptées, des gants offrant une bonne prise et, lorsque la visibilité est mauvaise, des vêtements haute visibilité. L’équipement nécessaire dans chaque cas découle de l’évaluation des dangers de l’entreprise.
Cette norme désigne les vêtements de protection contre la pluie. Elle évalue notamment la résistance à la pénétration de l’eau et le passage de la vapeur d’eau. Elle permet ainsi d’estimer dans quelle mesure un vêtement protège contre l’humidité et évacue la vapeur d’eau vers l’extérieur.
La norme SN EN 342 concerne les vêtements et systèmes vestimentaires destinés aux environnements froids à des températures d’environ –5 °C ou inférieures. La norme SN EN 14058 s’applique aux environnements frais à des températures supérieures à –5 °C. La température ne permet toutefois pas, à elle seule, de déterminer si un produit convient à une activité particulière.
Si l’évaluation des dangers montre que les vêtements de protection contre les intempéries sont nécessaires en tant qu’équipement de protection individuelle, l’employeur doit mettre à disposition des EPI adaptés. Il convient de les distinguer des vêtements privés ordinaires ou des vêtements destinés uniquement au confort.
Il n’existe pas de température limite générale à partir de laquelle tous les travaux à l’extérieur doivent automatiquement être interrompus. L’entreprise doit évaluer conjointement la température, le vent, l’humidité, l’intensité du travail, la durée d’exposition et les autres contraintes.
Il n’existe pas d’intervalle général de remplacement valable pour tous les produits. L’état, l’utilisation, l’usure, les consignes d’entretien et les indications du fabricant sont déterminants. Les EPI endommagés ou n’offrant plus une protection suffisante doivent être remplacés.
Les EPI sont en principe destinés à un usage personnel. Lorsqu’ils sont utilisés par plusieurs personnes, l’entreprise doit prendre des mesures organisationnelles et hygiéniques appropriées afin d’éviter tout danger supplémentaire.
Lors de travaux à l’extérieur ou dans des zones froides, il ne suffit pas de fournir une veste chaude et des chaussures imperméables.
Une protection efficace n’est possible que lorsque les conditions météorologiques, l’activité, la durée d’exposition, la charge physique et les autres dangers sont pris en compte conjointement.
Pour les entreprises suisses, cela signifie:
Une planification soigneuse des EPI contre les intempéries protège non seulement le personnel contre le froid et l’humidité. Elle contribue également à réduire les risques de chute, de collision, d’erreur de manipulation et d’absence.
Les EPI contre les intempéries doivent être adaptés à l’activité, à l’environnement et aux équipements de protection déjà utilisés. Une clarification personnalisée est particulièrement utile lorsque plusieurs exigences doivent être combinées, par exemple la protection contre la pluie et la haute visibilité, la protection contre le froid et la protection des pieds ou la coordination avec un casque et un harnais antichute.
La catégorie Safety-Pro Produits de saison offre un premier aperçu des groupes de produits adaptés.
Safety-Pro accompagne les entreprises dans la sélection des catégories de produits, des fonctions de protection et des normes appropriées ainsi que dans la composition d’un équipement pratique pour le quotidien professionnel.
Contactez Safety-Pro au moyen du formulaire de contact, demandez un conseil téléphonique ou rendez visite à l’équipe directement dans le magasin. Vous pourrez ainsi déterminer quels EPI sont adaptés à votre personnel et aux conditions d’utilisation concrètes.